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Le Taoïsme Partie 2

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Vous l'aurez compris avec le premier article sur le Tao, le sujet est vaste. On a affaire à un arbre dont le tronc est le Tao et les multiples branches constituent l'ensemble des sujets qui y sont rattachés.

J'aimerais parler cette fois de quelque chose qui revient très souvent dans tous les ouvrages que j'ai pu lire sur ce sujet, c'est celui de l'immobilisme, du non-agir.


A première vue, ce mot semble plutôt négatif, quand on ne bouge pas c'est qu'on se sent impuissant, qu'on est même parfois dans l'échec.

Et bien dans le Taoïsme, l'immobilisme est mis à l'honneur.




Attention, ce courant de pensée n'encourage pas la non-action permanente, il nous invite plutôt à agir au bon moment, au bon endroit, lorsque nos forces sont rassemblées, et lorsque notre esprit est clair.


Alors pourquoi développer en nous cet immobilisme?

Tout d'abord, il y a cette idée de suivre la voie, le courant naturelle des choses. Ce qui nous amène à être dans une posture de lâcher prise, d'acceptation de ce qui est. Il y a des choses hors de contrôle, qu'il faut se contenter d'accepter.


Ensuite, le Tao prône l'immobilité de la conscience pour apaiser les émotions ou en tous cas éviter que celles-ci ne soient trop fortes. On compare cette conscience à un étang limpide, la boue reste au fond, mais il suffit d'une seule ondulation pour remuer la vase et interrompre la quiétude. La conscience est semblable à cet étang. Elle se laisse facilement distraire par les événements de la vie et à de grandes difficultés à rester claire et immobile.

Si les choses sont laissées tranquilles, elles suivront leur cours. En l'absence de peur, de menace et de force, tout fonctionne naturellement. Telle est la voie du ciel.


Le Tao conseille également d'arrêter de tout analyser car dans l'analyse on se sépare des choses : il s'agit de demeurer dans les choses, pas dans l'analyse de celles-ci. Ne pas chercher à les obtenir, ne pas chercher à les nommer, ni à imaginer leur forme. Rester dans l'immobilité et les choses se transformeront d'elles-mêmes.


Le Tao dit « Accueillez ce qui est devant vous et laissez ce qui vous échappe se fondre dans l'obscurité. ». Se défaire des nœuds du mental, faire le vide, lever la rigidité des normes sociétales, pour revenir à la racine de toute chose, se connecter avec notre nature innée sans savoir comment ni pourquoi.


Comment rester immobile dans le processus de pensée ?

Le Tao conseillait déjà au début de notre ère, de ne pas s'épuiser au travail, de ne pas trop alimenter ses désirs, de vivre dans la simplicité la plus totale, notamment en suivant le rythme de la nature. Suivre les voies du ciel et de la terre, c'est agir par le non-agir.


Quelles sont les pratiques immobiles du Taoïsme qui pourraient nous permettre de dissoudre nos pensées déviantes ?

La méditation est un outil pour se centrer, une pratique immobile qui consiste à tourner notre attention vers l'intérieur de manière à devenir conscient de notre conscience elle-même. Nous sommes accaparés par le monde extérieur alors que nous avons un univers riche à l'intérieur. C'est dans ce monde interne que réside notre force de vie, notre nature innée. Il faut accroître cette attention vers l'interne et ce n'est qu'une fois que celle-ci s'est développée que nous sommes prêts à nous tourner vers l'extérieur, vers le monde qui nous entoure et à l’accueillir avec sérénité.

Il y a aussi toutes sortes de postures immobiles en Qi Qong notamment la posture de l'arbre qui permet cet ancrage.


Que nous enseigne le Tao sur les réactions à adopter face aux contrariétés de la vie ?

Lorsque les conditions sont défavorables, il est judicieux de se retirer pour mieux préserver ses forces. C'est un peu comme si on disait qu'il ne faut réagir à chaud...Eviter de se laisser distraire par les affaires temporelles qui trouveront une solution d'elles-mêmes dans le temps.


Face à un contre temps, un événement désagréable, il vaut mieux faire une pause, s'immobiliser, se taire, adopter une posture consciente, économe en geste et en parole de manière à rassembler nos forces. Cette pause doit être considérée comme un temps d'ancrage. C'est en s'arrêtant que nous irons plus vite par la suite.


Pourquoi cultiver en nous le non-agir pour mieux appréhender la vie ?

  • pour se reposer et concentrer notre énergie

  • pour évaluer la situation à tête reposée et mieux saisir ce qui nous a amené à une telle situation

  • pour ajuster et réparer ce qui doit être changé de la manière la plus juste possible, à la fois pour soi et pour les autres

  • pour réfléchir à l'ajustement de notre posture dans ce monde

  • pour rassembler nos forces

A bientôt.

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